(Source: Cabal Communications) -
Carole Baillargeon
Carole Baillargeon propose un projet qui porte sur les effets secondaires liés à l’état de « travailolique », qui se traduit par une dépendance au travail qui peut être aussi forte que l’alcoolisme. Concrètement, elle souhaite illustrer cette dépendance au labeur et à la minutie en intervenant sur les poteaux de téléphone qui jalonnent le parcours entre sa résidence et son lieu de travail. Mouches à pêche, boutons, tissus entrelacés, bouchons de liège et autres objets recouvriront ainsi les poteaux.
Carole Baillargeon est titulaire d’un baccalauréat en scénographie et d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. Elle vit et travaille à Québec. Active dans le milieu des arts visuels depuis 1987, ses œuvres ont été présentées dans le cadre de plus de 100 expositions solos et collectives en Amérique et en Europe. Elle a reçu de nombreuses bourses et mentions, dont le prix de rayonnement international décerné par le Conseil de la culture de la région de Québec en 2000. Ses recherches se transposent parfois pour la scène dans des costumes ou des décors. Elle dirige la Maison des métiers d’art de Québec depuis deux ans.
Gennaro De Pasquale et Sébastien Lapointe
SOAP méthode traite des effets secondaires du mensonge, sous une forme humoristique et acide. Les auteurs combinent des extraits vidéo de séries de télévision populaires à un montage sonore d’un disque intitulé Comment arrêter de fumer sur lequel les mots associés au tabagisme ont été remplacés par des mots associés au mensonge. La parodie des deux genres met à l’avant plan la question de l’artifice et de la manipulation., d’autant plus que la facture même de l’oeuvre est un mensonge apparent.
Gennaro De Pasquale est né en 1969 à Bisceglie, en Italie. Il vit et travaille à Montréal. Il a effectué ses études d'arts plastiques en France. Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives parmi lesquelles Post-Audio Esthetic, à la Galerie Clark en 2000, dont il fut le concepteur et le commissaire. Il a réalisé plusieurs expositions en Europe, au Canada, en Asie, aux États-Unis, au Brésil et au Chili. En 2004, deux de ses œuvres étaient présentées au Musée national des beaux-arts du Québec, dans le cadre de l'exposition collective « Ils causent des systèmes » (commissaire Anne-Marie Ninacs), dont l’œuvre sonore intitulée OK Computer générée à partir de logiciels de traduction et de reconnaissance vocale.
Sébastien Lapointe a participé à diverses expositions au Canada (Musée du Québec, Centre Clark, Le Lobe, Société des arts technologiques (SAT), Galerie Sans-Nom) ainsi qu'à l'étranger (États-Unis, Espagne, France, Thaïlande). Il collabore régulièrement avec d'autres artistes et collectifs, notamment Gennaro De Pasquale, le collectif Parallaxe et Complot Records. Il est aussi actif dans le milieu de la musique sous le nom de DjSlap et a participé à divers événements sous ce pseudonyme depuis une douzaine d'années. Il termine actuellement une maîtrise en arts visuels à l'UQAM, enseigne au Département d'arts plastiques du collège Lionel-Groulx et est membre actif du Centre Clark.
Julie Favreau
Devenir envoûtement est à la fois une installation, une vidéo et une performance qui explore l’idée de devenir totalement autre, d’être hors de soi. Partant de lectures sur l’exorcisme au XVIIe siècle, Julie Favreau a inventé une série d’actions qui s’inspire de comportements de femmes possédées. L’ensemble rejoint l’un des thèmes de l’art baroque, celui de la métamorphose.
Julie Favreau vit et travaille à Montréal, où elle œuvre autant en performance qu’en vidéo. Après un stage à l’ESBA d’Aix-en-Provence en 2005, elle poursuit ses recherches de mise en scène en France, aux Laboratoires d’Aubervilliers. Son installation vidéo Pallier fut présentée par Louise Déry et Audrey Genois à la Galerie de l’UQAM en 2005. Elle a ensuite diffusé son travail collectivement dans divers centres d’art français et montréalais : Musée de l’Objet (Blois), Fonderie Darling, SAT, Cinémathèque québécoise. Au printemps 2007, elle réalise 8 personnages engagés pour peupler scénario de drame psychologique à la Galerie Clark, où elle est membre active. Son projet Plan d’aménagement, créé en collaboration avec Caroline Dubois, fut diffusé par le centre d’artistes Dare-Dare à l’automne 2007.
Karen Grenier
Pour son projet Achats-remèdes ?, Karen Grenier s’intéresse aux personnes qui vivent avec le problème d’achats compulsifs et aux effets secondaires qui en résultent. L’œuvre textile, construite par l’accumulation d’une grande quantité de carrés de pointes folles, est réalisée à partir d’étiquettes de marques de vêtements. Brodé au centre de chaque carré, on retrouve un des effets secondaires des achats compulsifs (regrets, déception, gêne, vide, crédit, saisie etc.).
Karen Grenier vit et travaille à Québec. Tour à tour designer de mode, graphiste, illustratrice et courtepointière, elle a, au moment d’entreprendre des études de maîtrise à l’Université Laval, fait basculer sa pratique textile dans le champ des arts visuels. Elle a exposé essentiellement au Québec, dans le cadre de différentes présentations individuelles et collectives. Elle prépare actuellement une nouvelle exposition – La vie en quilt – que l’on pourra voir en 2009.
Mathieu Lacroix
Parmi les maux de la société contemporaine, la sédentarité est une maladie qui n’en est pas une, mais qui peut très bien accélérer le développement des symptômes. Avec L’Emprise de la racine, Mathieu Lacroix propose l’illustration en trois dimensions d’une expression anglophone, qui vulgarise bien le phénomène de sédentarité, au sens aussi bien littéral que figuré : couch potato. Il s’agit de mettre en scène, au pied de la lettre, les éléments composant cette expression dans une relation de dépendance, de tension et d’équilibre.
Mathieu Lacroix vit et travaille à Montréal. Il détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal, où il a pris part activement à la diffusion artistique des travaux des étudiants. Il a participé à plusieurs expositions de groupe dans des centres d’artistes et événements culturels à Montréal et à Québec, incluant : Le P’tit rire jaune (Québec, 2007), Dare-Dare (Montréal, 2007), Pique-nique 7e édition (Montréal, 2006), Galerie Verticale (Laval, 2006). Mathieu Lacroix est aussi membre actif des collectifs suivants : Camping « Aux bons plaisirs fugaces », Men with home hardware appliances, Les Dessinators et Pique-nique.
Jean-Claude St-Hilaire
L’inconscience rend aveugle Jean-Claude St-Hilaire pour la durée de l’événement. Il faut être inconscient pour se promener en ville les yeux bandés… Ainsi, il déambulera et demandera de l’aide aux personnes rencontrées pour traverser les rues, s’informer sur l’orientation à prendre, etc. Cette prise de contact avec les autres permettra ensuite d’engager la conversation autour des thèmes suivants : l’inconscience vis-à-vis de l’environnement, des autres, du bâti urbain, de la pollution automobile, du politique, des médias, etc.
Jean-Claude St-Hilaire a enseigné l'esthétique et l'histoire de l'art ainsi que le design et la communication au sein du programme de techniques d’intégration multimédia au Cégep de Sainte-Foy. Parallèlement, il poursuit ses recherches personnelles. Sa production fut, dès le début, éloignée des sentiers battus : multimédiatique, multidisciplinaire et conceptuelle; il mêle peinture, objets, sculpture, photographie, vidéo, texte, performance, manœuvre et installation. Le Québec, New York, la Hollande, l’Allemagne, la République tchèque, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande du Nord et Tokyo sont quelques jalons de son parcours.
Publié par : communiqués
à 15:33:02
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